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Milieu Confiné

  • peacesarl
  • June 17, 2021
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  • Définition :

De nombreuses opérations de nettoyage ou de maintenance sur des ouvrages partiellement fermés tels
que des puits, fosses ou encore des cuves nécessitent des interventions parfois non programmées à la
suite d’événements exceptionnels (vétusté, fuites…). L’atmosphère d’un espace confiné peut alors
présenter des risques pour la santé et la sécurité des personnes qui pourraient y pénétrer.
Un espace confiné est alors défini comme un espace fermé, totalement ou partiellement avec les
caractéristiques suivantes : Cet espace n’est pas au préalable conçu ni destiné à être occupé par du
personnel évoluant à l’intérieur.

  • Nature des risques : 

De nombreux risques sont à dénombrer lors de travaux dans un endroit confiné :
– Asphyxie et anoxie, si l’oxygène se raréfie ou est remplacé durant l’intervention par des gaz
toxiques pouvant causer maux de tête, perte de conscience, …
– Intoxication suite à l’inhalation, l’ingestion ou un contact cutané avec des substances toxiques
libérées durant les travaux.
• Electrocution, incendie, explosion, en cas de libération d’un gaz, d’une chaleur trop élevée, d’un
défaut électrique, …
• Chute lorsqu’il y a défaut de port du harnais de sécurité
• Noyade en cas de montée soudaine des eaux, notamment lors de l’intervention sur un réseau
d’eau
• Brûlures en cas de fuite de substances chimiques ou d’eau chaude des tuyaux
• Risques auditifs : les milieux confinés sont des lieux propices à l’amplification des sons, pouvant
endommager les conduits auditifs
• Risques thermiques : les températures peuvent être extrêmement élevées ou au contraire
extrêmement basses.

• Risques “imprévisibles”, notamment les risques de “suraccident” si l’intervenant panique devant
une situation dangereuse

Gaz dangereux : L’air respirable contient environ 78 % d’azote, 1 % de gaz divers et 21 % d’oxygène (seuil minimal
acceptable d’oxygène : 19 %, voir figure 1).
En espace confiné, les phénomènes suivants peuvent être à l’origine de la diminution de la
concentration en oxygène :
– Remplacement de l’oxygène par un gaz asphyxiant mais non toxique (azote, méthane…) avec des
conséquences mortelles en quelques minutes si la teneur en oxygène est inférieure à 6 %2 ;

Remplacement de l’oxygène par un gaz présentant une toxicité particulière (monoxyde de
carbone, dioxyde de carbone, sulfure d’hydrogène, chlore…) avec des conséquences mortelles
selon la toxicité du gaz, sa concentration et la durée d’exposition du salarié.

Le port d’un appareil de protection respiratoire isolant autonome est indispensable dans de telles
situations. En effet, la mesure de la concentration des gaz délétères n’est pas toujours possible. De plus,
l’indication de la concentration en oxygène ne renseignera pas sur la salubrité de l’air.
Il est par ailleurs à noter qu’en l’absence de brassage de l’air ou de mouvements convectifs, les gaz
dangereux émis peuvent se concentrer très localement au sein même de l’espace confiné (accumulation
en partie basse, par exemple).

H₂S (sulfure d’hydrogène)
Gaz peu soluble dans l’eau, très toxique et extrêmement inflammable. Il se forme naturellement lors de
la fermentation anaérobie des matières organiques (égouts…). Il représente un danger permanent à
proximité d’effluents chargés en matières organiques et peu aérés.
En particulier, à température et pression ambiantes, le sulfure d’hydrogène peut se trouver sous sa
forme hydratée, solide, et passer brutalement sous sa forme gazeuse3

  • Prévention : 

La démarche de prévention peut se décomposer en quatre phases :
– L’étude de faisabilité et la décision d’intervenir ;
– La préparation ;
– L’exécution ;
– l’analyse de l’intervention et le retour d’expérience.
Tous les éléments suivants sont alors à considérer :
– identifier le lieu, l’environnement et la nature de l’intervention ; connaître l’usage actuel ou
antérieur de l’espace confiné, ainsi que les produits susceptibles de s’y trouver ;
– vérifier que l’intervention s’avère indispensable ;

– réfléchir au « comment » et au moment adéquat de l’intervention : date, heure, durée ;
– désigner un responsable qualifié et formé. L’opération doit toujours être supervisée et dirigée
sur place par une personne ayant compétence en la matière, même si l’opération est sous-traitée ;
– évaluer les risques ; les supprimer ou les réduire autant que de possible avant l’opération ;
– établir un plan de prévention écrit avec l’entre- prise extérieure si l’opération est sous-traitée ;
– détailler toutes les phases de l’intervention et préciser pour chacune d’elles les moyens et les
équipements de travail ainsi que les mesures de prévention/protection adaptées ;
– élaborer le (ou les) mode(s) opératoire(s) et définir les moyens de prévention/protection à
mettre en œuvre ;
– désigner les personnes capables d’assurer la mission (qualification, expérience, aptitude
médicale, sensibilisation aux risques encourus…) ;
– présenter le(s) mode(s) opératoire(s) aux inter- venants avant intervention ;
– s’assurer de la bonne compréhension des informations transmises et de la bonne connaissance
de l’utilisation des équipements de travail ;
– établir les permis et autorisations nécessaires : permis de feu, autorisation de pénétrer… ;
– mettre à disposition des intervenants les numéros d’urgence et les moyens d’appel en cas
d’incident avant le démarrage des opérations ;
– désigner un « surveillant » ayant les aptitudes, les connaissances et les compétences pour
intervenir en cas d’accident ou d’incident pendant l’opération. Cette personne restera en permanence,
et durant toute l’intervention, en dehors de l’espace confiné dans une zone sécurisée.

  • Équipements, matériels et appareils de contrôle utilisés : 
    • Équipements participant à la protection collective
    • Fournir et faire mettre en place : : 
    • – Des appareils d’apport d’air neuf ;
      – Des équipements destinés à la prévention des chutes de hauteurs (garde-corps, faux tampons…);
      – Des équipements pour le balisage du chantier

Tous ces équipements doivent être contrôlés régulièrement suivant les instructions du
constructeur/fournisseur et en application des dispositions réglementaires qui les concernent.

  • Équipements de protection individuelle (EPI) et de détection : 

Mettre à disposition des intervenants et veiller à l’utilisation systématique :
– Des équipements de travail adaptés (casque, gants, chaussures de sécurité, bottes…) ;
– Un détecteur d’atmosphère portatif17 adapté aux risques évalués (oxygénomètre,
explosimètre18, détecteurs de gaz et vapeurs dangereux…).
Mettre à disposition des intervenants et veiller à l’utilisation selon les cas :
– des lunettes ou une visière de protection faciale ;
– d’un casque antibruit ou des bouchons d’oreilles ;
– d’un harnais avec stop-chute ;
– d’un trépied (ou potence) conforme à la norme EN 795 ;
– d’un appareil de protection respiratoire isolant de travail à adduction d’air comprimé ou autonome (bouteilles d’air comprimé) ;

  • Environnement de l’espace confiné : 

Baliser la zone de travail.
Prendre en compte la protection non seulement des intervenants mais aussi du public éventuel. La zone
de travail est interdite aux personnes non autorisées.
Mettre en place les équipements de protection collective contre les chutes de hauteur (faux tampons
d’égouts, grilles, barrières rigides…).
Installer soigneusement le chantier et déployer judicieusement les matériels nécessaires à
l’intervention.

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